Comment fonctionne le système de santé
Deux mondes cohabitent : la sécurité sociale publique (IMSS pour les salariés et leurs familles, ISSSTE pour les fonctionnaires, IMSS-Bienestar pour les personnes sans couverture) et un secteur privé de très bon niveau dans la capitale, où vont la plupart des familles françaises. Pas de carte Vitale ni de remboursement : on paie, ou l'assurance paie.
À savoir
- Tout salarié est affilié à l'IMSS par son employeur, avec un numéro de sécurité sociale (NSS) et une clinique de quartier (UMF) attribuée selon l'adresse ; conjoint et enfants peuvent y être inscrits comme bénéficiaires et soignés gratuitement. Les délais et le confort expliquent que les expatriés l'utilisent surtout comme filet de sécurité. Source
- Aucune assurance n'est obligatoire pour résider au Mexique, mais les frais d'hospitalisation sont très élevés et les hôpitaux refusent systématiquement les patients sans garantie financière : sans convention entre votre assurance et l'établissement, on vous demande l'avance de tous les frais. Une assurance « gastos médicos mayores » ou internationale est donc indispensable. Source
- L'État français ne prend en charge ni les soins, ni l'hospitalisation, ni le rapatriement d'un Français à l'étranger : la Caisse des Français de l'étranger (CFE) et les assurances privées sont les seules protections possibles. Source
- Dans le privé, pas de médecin traitant : vous choisissez directement votre pédiatre, votre gynécologue ou votre dentiste, qui consultent dans les tours de consultorios des hôpitaux ABC, Español, Ángeles ou Médica Sur. La consultation se paie sur place et l'assurance rembourse, ou prend en charge directement l'hospitalisation. Source
- Mexico est à 2 240 mètres d'altitude et connaît des pics de pollution, surtout de février à mai : essoufflement, sommeil perturbé et nez sec les premières semaines sont fréquents chez les enfants comme chez les adultes. Hydratez, levez le pied les premiers jours et demandez conseil à un médecin pour les personnes sensibles. Source