Comment fonctionne le système japonais
Une assurance obligatoire, publique ou d'entreprise, qui rembourse à la source : vous ne payez au guichet que votre part. Pas de médecin traitant imposé, des cliniques de quartier partout, et de grands hôpitaux réservés aux cas adressés.
À savoir
- Toute personne qui réside plus de trois mois au Japon doit être assurée : par l'assurance d'entreprise si l'un des parents est salarié (cotisation partagée moitié-moitié avec l'employeur, conjoint et enfants rattachés), sinon par l'assurance santé nationale (Kokumin kenko hoken), souscrite à la mairie d'arrondissement et calculée sur les revenus et la taille du foyer. Source
- Avec la carte d'assuré, ou la carte My Number qui en tient lieu, vous ne réglez au comptoir du médecin ou de la pharmacie que 30 % du coût des soins et des médicaments ; un plafond mensuel, variable selon l'âge et les revenus, permet de récupérer ce qui le dépasse. Source
- Pour les enfants, la part restante tombe à 20 % avant l'école élémentaire, et les arrondissements de Tokyo la prennent entièrement en charge : avec le certificat médical pour enfants (iryosho) délivré par la mairie, consultations, hospitalisations et médicaments remboursables ne coûtent rien jusqu'au 31 mars qui suit le dix-huitième anniversaire. Source
- On consulte d'abord une clinique de quartier (kurinikku), le plus souvent sans rendez-vous : la pédiatrie (shonika) est une spécialité de ville, avec un pédiatre à quelques rues de chez vous. Les grands hôpitaux se réservent aux cas adressés : sans lettre d'un médecin, ils facturent un supplément non remboursé. Source
- L'État français ne prend pas en charge vos frais de santé, d'hospitalisation ou de rapatriement au Japon. Beaucoup de familles complètent l'assurance japonaise par la Caisse des Français de l'étranger ou une assurance privée, surtout pour consulter dans les cliniques internationales qui n'acceptent pas l'assurance japonaise. Source