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Santé

La santé des enfants à Tokyo

Le système de santé japonais est l'un des meilleurs du monde, et l'un des plus simples pour une mère : un pédiatre de quartier accessible sans rendez-vous, une assurance obligatoire qui couvre 70 % des soins, et une carte délivrée par l'arrondissement qui rend les soins des enfants gratuits jusqu'à 18 ans. La difficulté, c'est la langue. Voici comment ça marche, avec les adresses vérifiées et la liste officielle des praticiens francophones.

Vérifié le 30 octobre 2026

Comment fonctionne le système japonais

Une assurance obligatoire, publique ou d'entreprise, qui rembourse à la source : vous ne payez au guichet que votre part. Pas de médecin traitant imposé, des cliniques de quartier partout, et de grands hôpitaux réservés aux cas adressés.

À savoir

  • Toute personne qui réside plus de trois mois au Japon doit être assurée : par l'assurance d'entreprise si l'un des parents est salarié (cotisation partagée moitié-moitié avec l'employeur, conjoint et enfants rattachés), sinon par l'assurance santé nationale (Kokumin kenko hoken), souscrite à la mairie d'arrondissement et calculée sur les revenus et la taille du foyer. Source
  • Avec la carte d'assuré, ou la carte My Number qui en tient lieu, vous ne réglez au comptoir du médecin ou de la pharmacie que 30 % du coût des soins et des médicaments ; un plafond mensuel, variable selon l'âge et les revenus, permet de récupérer ce qui le dépasse. Source
  • Pour les enfants, la part restante tombe à 20 % avant l'école élémentaire, et les arrondissements de Tokyo la prennent entièrement en charge : avec le certificat médical pour enfants (iryosho) délivré par la mairie, consultations, hospitalisations et médicaments remboursables ne coûtent rien jusqu'au 31 mars qui suit le dix-huitième anniversaire. Source
  • On consulte d'abord une clinique de quartier (kurinikku), le plus souvent sans rendez-vous : la pédiatrie (shonika) est une spécialité de ville, avec un pédiatre à quelques rues de chez vous. Les grands hôpitaux se réservent aux cas adressés : sans lettre d'un médecin, ils facturent un supplément non remboursé. Source
  • L'État français ne prend pas en charge vos frais de santé, d'hospitalisation ou de rapatriement au Japon. Beaucoup de familles complètent l'assurance japonaise par la Caisse des Français de l'étranger ou une assurance privée, surtout pour consulter dans les cliniques internationales qui n'acceptent pas l'assurance japonaise. Source

Trouver un pédiatre et suivre bébé

Pas d'inscription obligatoire chez un médecin : on choisit son pédiatre de quartier et on y retourne. Le carnet de santé mère-enfant, le boshi kenko techo, est le document qui vous suivra partout, de la grossesse aux vaccins de l'école.

À savoir

  • Le carnet de santé mère-enfant (boshi kenko techo) est remis par la mairie d'arrondissement dès la déclaration de grossesse ; certaines villes en proposent une version en langue étrangère. Il consigne la grossesse, l'accouchement, la croissance, les bilans et les vaccins : apportez-le à chaque consultation. Source
  • Les bilans de santé des tout-petits sont gratuits et convoqués par la mairie : à 3-4 mois, 6-7 mois, 9-10 mois et 18 mois dans les cliniques agréées de l'arrondissement, puis à 3 ans au centre de santé publique (hokenjo), avec un examen dentaire. Le premier bilan, à un mois, se fait en général à la maternité. Source
  • À chaque visite, apportez la carte d'assurance santé ou la carte My Number, le certificat médical pour enfants de l'arrondissement, le carnet boshi techo, le carnet de médicaments (okusuri techo) et des espèces : les petites cliniques n'acceptent souvent que le liquide. Source
  • Si vous arrivez avec un enfant, votre carnet de santé français fait foi : demandez au pédiatre d'en reporter les vaccins dans le boshi techo, que la mairie délivre aussi aux familles arrivant avec un petit, pour que le calendrier japonais reprenne là où le français s'est arrêté.
  • Pour trouver un pédiatre qui parle anglais, le service Himawari de la préfecture de Tokyo renseigne par téléphone (03-5285-8181, tous les jours de 9 h à 20 h, en anglais, chinois, coréen, thaï et espagnol) et son site permet de chercher cliniques et pharmacies par quartier et par langue. Source

Urgences et hôpitaux pour enfants

Trois numéros à retenir : le 119 pour l'ambulance, gratuite, le #7119 quand on hésite à l'appeler, le #8000 pour une infirmière pédiatrique la nuit. Les urgences pédiatriques ouvertes jour et nuit existent, mais elles ne sont pas dans chaque hôpital : repérez la vôtre avant d'en avoir besoin.

À savoir

  • Le 119 appelle l'ambulance (et les pompiers) 24 h/24, gratuitement, depuis n'importe quel téléphone ; l'opérateur demande d'abord s'il s'agit d'un incendie ou d'une urgence médicale, puis l'adresse, les symptômes et l'âge. À Tokyo, un service d'interprétation en anglais et dans plusieurs langues est disponible pendant l'appel. Source
  • Le #7119 est le centre de consultation d'urgence des pompiers de Tokyo, ouvert 24 h/24 et 365 jours par an : des médecins, infirmières et anciens ambulanciers vous disent s'il faut appeler une ambulance, aller à l'hôpital tout de suite ou attendre le matin, et indiquent les établissements ouverts. Le service est en japonais ; depuis un fixe, composez le 03-3212-2323. Source
  • Le #8000 est la ligne pédiatrique de la préfecture de Tokyo : des infirmières, relayées par des pédiatres si besoin, conseillent les parents d'un enfant malade ou blessé en dehors des heures de clinique, du lundi au vendredi de 18 h à 8 h le lendemain, et sans interruption les week-ends, jours fériés et fêtes de fin d'année. Depuis un fixe ou un téléphone IP : 03-5285-8898. Source
  • Les urgences trient par gravité, pas par ordre d'arrivée : comptez une à trois heures d'attente le soir pour un cas bénin. Elles ne délivrent qu'un ou deux jours de traitement et vous renvoient vers votre pédiatre ; sans lettre d'adressage, les grands hôpitaux facturent un supplément non remboursé. Apportez la carte d'assurance, le certificat enfants et le boshi techo. Source

Adresses

  • National Center for Child Health and Development (Seiiku), Setagaya

    Urgences

    2-10-1 Okura, Setagaya-ku, Tokyo 157-8535

    Le plus grand hôpital pédiatrique du Japon, à l'ouest de la ville : centre d'urgences ouvert 24 h/24 et 365 jours par an, accessible sans appeler, avec des urgentistes pédiatriques et un tri à l'arrivée ; supplément facturé sans lettre d'adressage. Pages en anglais pour les patients résidant au Japon.

  • Tokyo Metropolitan Children's Medical Center, Fuchu

    Urgences

    2-8-29 Musashidai, Fuchu-shi, Tokyo 183-8561

    L'hôpital pour enfants de la préfecture de Tokyo, dans la banlieue ouest : urgences pédiatriques 24 h/24 et 365 jours par an pour toute gravité, tri systématique, un adulte doit accompagner l'enfant ; appel obligatoire avant de venir en cas de rougeole suspectée. Site en anglais.

  • Aiiku Hospital, Shibaura

    Urgences

    1-16-10 Shibaura, Minato-ku, Tokyo 105-0023

    Hôpital mère-enfant du centre, près de Tamachi : urgences pédiatriques 24 h/24, réanimation pédiatrique et néonatale, pédiatrie de ville, bilans et vaccins. L'adresse de référence des familles de Minato et de Hiroo ; site en anglais.

  • Japanese Red Cross Medical Center, Hiroo

    Hôpital

    4-1-22 Hiroo, Shibuya-ku, Tokyo 150-8935

    Le grand hôpital général de Hiroo, à dix minutes de l'ambassade : service d'urgences accessible sans appel, les cas graves étant pris 24 h/24, avec un service de pédiatrie et un centre périnatal de haut niveau. Supplément hors horaires pour les cas non urgents ; pages en anglais.

  • St. Luke's International Hospital, Tsukiji

    Hôpital

    9-1 Akashi-cho, Chuo-ku, Tokyo 104-8560

    L'hôpital historique des étrangers de Tokyo, à l'est du centre : urgences ouvertes 24 h/24 avec du personnel anglophone, pédiatrie et maternité, supplément à la première visite sans adressage. Le réflexe des familles qui veulent être comprises en anglais.

Médecins, dentistes et psys francophones

L'ambassade de France au Japon publie une liste de notoriété médicale et paramédicale, mise à jour en septembre 2026, qui couvre Tokyo et les grandes villes du pays. Elle est fournie à titre d'information, sans engager la responsabilité de l'administration, et le choix du praticien est libre. Nous en reprenons les praticiens de Tokyo les plus utiles aux familles ; le français y est plus fréquent chez les généralistes, dentistes et psys que chez les pédiatres, presque tous anglophones.

À savoir

  • La liste officielle recense généralistes, pédiatre, dentistes et orthodontistes, gynécologues, dermatologues, psychiatres, psychologues, kinés, ostéopathes et sophrologues à Tokyo, Yokohama, Kyoto, Osaka, Nagoya, Fukuoka et Sendai, avec les langues parlées ; c'est la seule source publique vérifiée par l'administration française. Source
  • La plupart de ces praticiens acceptent l'assurance santé japonaise ; les cliniques internationales de Minato, comme la Tokyo Medical and Surgical Clinic, ne la prennent pas et se règlent avec une assurance privée. Pour une consultation à l'hôpital universitaire, une lettre d'adressage d'un médecin est nécessaire, faute de quoi un supplément est facturé. Source
  • L'annuaire expat de lepetitjournal.com Tokyo et le guide de l'AFJ (généralistes, dentistes, gynécologie, pédiatrie, hôpitaux) complètent la liste avec des professionnels partenaires ou inscrits par eux-mêmes ; pour un pédiatre anglophone de quartier, passez par le service Himawari de la préfecture. Source

Adresses

  • Dr Michiko Suwa

    Pédiatre

    Shibuya-ku

    Pédiatre, la seule de la liste de l'ambassade à Tokyo ; consultations en anglais et en japonais, site en anglais.

    Langues parlées : EN, JA

  • Dr Ivor Cammack

    Médecin généraliste

    Shiba-Koen (Minato-ku)

    Médecin généraliste francophone, Tokyo Medical and Surgical Clinic, clinique internationale avec médecin de garde ; ne prend pas l'assurance japonaise.

    Langues parlées : FR, EN, JA

  • Dr Kaori Mochizuki

    Médecin généraliste

    Shinagawa-ku

    Médecin généraliste francophone, Mochizuki Medical Clinic.

    Langues parlées : FR, EN, JA

  • Dr Hiroshi Yamakawa

    Médecin généraliste

    Hachioji (ouest de Tokyo)

    Médecin généraliste francophone, Clinique Yamakawa, médecin-conseil de l'ambassade de France.

    Langues parlées : FR, EN, JA

    Source
  • Dr Naoko Koyama

    Dentiste

    Minato-ku

    Chirurgienne-dentiste francophone, Fillion Cabinet Dentaire (soins et orthodontie).

    Langues parlées : FR, EN, JA

  • Dr Yasutomo Sakakibara

    Dentiste

    Minato-ku

    Chirurgien-dentiste francophone, Sakakibara Dental Clinic.

    Langues parlées : FR, EN, JA

  • Dr Kazuyuki Nago

    Dentiste

    Shibuya-ku

    Chirurgien-dentiste francophone, Nago Dental Clinic, site en français.

    Langues parlées : FR, JA

  • Dr Tomohiro Inaba

    Dentiste

    Yasui Bldg. 1F, 335 Yamabuki-cho, Shinjuku-ku

    Chirurgien-dentiste, Inaba Dental Office, consultations en anglais ; partenaire de l'AFJ.

    Langues parlées : EN, JA

    Source
  • Dr Nagisa Kuyama

    Psychologue

    Toranomon (Minato-ku)

    Psychiatre francophone, hôpital de Toranomon, qui dispose de pages en français.

    Langues parlées : FR, EN, JA

  • Dr Tsuyoshi Akiyama

    Psychologue

    Rokubancho (Shinjuku-ku)

    Psychiatre francophone, Rokubancho Mental Clinic ; site en japonais.

    Langues parlées : FR, EN, JA

  • Anne-Sophie Mpacko

    Psychologue

    Shibuya-ku

    Psychologue clinicienne pour enfants, adolescents et périnatalité, Centre Paramedi ; la spécialiste francophone des tout-petits et des jeunes mères.

    Langues parlées : FR, EN

  • Alexis Dazy

    Psychologue

    Jingumae (Shibuya-ku)

    Psychologue clinicien et psychanalyste, consultations en français.

    Langues parlées : FR

  • Ana Maloyan-Kishida

    Psychologue

    Shinagawa-ku

    Psychologue clinicienne, consultations en français et en anglais.

    Langues parlées : FR, EN

  • Alice Kibe-Crenn

    Psychologue

    Tokyo

    Psychologue clinicienne et sophrologue, consultations en français.

    Langues parlées : FR

  • Daniel Fillit

    Shibuya-ku

    Kinésithérapeute francophone, Centre Paramedi, le cabinet paramédical francophone de Shibuya.

    Langues parlées : FR, EN

Grossesse et maternités

Au Japon, la grossesse commence à la mairie, qui remet le carnet boshi techo et les bons de consultation prénatale. On choisit tôt sa maternité, car les places se réservent dès les premières semaines, et l'on s'y inscrit soi-même. L'assurance verse un forfait pour l'accouchement, qui n'est pas considéré comme une maladie.

À savoir

  • Dès la confirmation de la grossesse, déposez une déclaration de grossesse à la mairie d'arrondissement : vous recevez le carnet de santé mère-enfant et des bons qui réduisent le coût des consultations prénatales dans les établissements agréés de Tokyo. Source
  • L'accouchement n'étant pas remboursé comme un soin, l'assurance santé verse une allocation forfaitaire de naissance de 500 000 yens par enfant, le plus souvent réglée directement à la maternité ; certains arrondissements, comme Minato, complètent la différence jusqu'à un plafond. Source
  • Le congé maternité légal commence 6 semaines avant le terme (14 en cas de grossesse multiple), à la demande de la salariée, et interdit tout travail pendant les 8 semaines qui suivent la naissance ; le congé parental peut ensuite durer jusqu'au premier anniversaire de l'enfant, deux ans dans certains cas, et les pères disposent de quatre semaines dans les huit semaines suivant la naissance. Source
  • Après la naissance, déclarez l'enfant à la mairie dans les 14 jours, demandez-lui un statut de résidence au bureau de l'immigration, et faites transcrire l'acte au consulat, qui traite l'état civil par courrier après un premier contact. L'épidurale reste rare dans les maternités japonaises : si vous y tenez, choisissez un établissement qui la propose jour et nuit. Source

Adresses

  • Aiiku Hospital, maternité

    Maternité

    1-16-10 Shibaura, Minato-ku, Tokyo 105-0023

    Centre périnatal de référence du centre de Tokyo : salles nature (travail, accouchement et repos dans la même chambre), épidurale possible 24 h/24 avec anesthésistes sur place, réanimation néonatale, sages-femmes pour l'allaitement et une unité internationale pour les consultations en anglais.

  • St. Luke's International Hospital, maternité

    Maternité

    9-1 Akashi-cho, Chuo-ku, Tokyo 104-8560

    La maternité la plus habituée aux patientes étrangères, avec du personnel anglophone, dans l'hôpital historique des étrangers de Tokyo ; pages en anglais sur l'accouchement et supplément à la première visite sans adressage.

  • Seibo Hospital, Shinjuku

    Maternité

    2-5-1 Nakaochiai, Shinjuku-ku, Tokyo 161-8521

    L'hôpital catholique international de Mejiro, fondé par des religieuses : maternité sur rendez-vous, pédiatrie avec bilan du premier mois, accueil « quelles que soient la nationalité, la foi ou la fortune » ; pages en anglais.

  • Japanese Red Cross Medical Center, centre périnatal

    Maternité

    4-1-22 Hiroo, Shibuya-ku, Tokyo 150-8935

    Le centre périnatal et pédiatrique de Hiroo, désigné « super » centre périnatal pour les grossesses à risque, dans le grand hôpital général du quartier des familles françaises ; première visite sur adressage.

  • Dr Seiya Orito, gynécologue

    Chiyoda-ku

    Gynécologue-obstétricien francophone de la liste de l'ambassade, Orito Clinic, site en français : suivi de grossesse et consultations en français, en complément de la maternité choisie.

    Langues parlées : FR, EN, JA

  • Dr Hideki Sakamoto, gynécologue

    Shibaura (Minato-ku)

    Gynécologue de la liste de l'ambassade, unité internationale de l'Aiiku Clinic : consultations en anglais et en espagnol, passerelle vers la maternité de l'Aiiku Hospital.

    Langues parlées : EN, JA, ES

Pharmacies et médicaments

Deux mondes cohabitent : les drugstores ouverts tard, où l'on trouve les médicaments sans ordonnance, les couches et le lait, et les pharmacies d'officine (chozai yakkyoku) qui exécutent les ordonnances, souvent à côté de la clinique. Le Doliprane n'existe pas : cherchez l'acétaminophène.

À savoir

  • Le médecin remet une ordonnance à faire exécuter dans une pharmacie d'officine, en général voisine de la clinique ; elle n'est valable que 4 jours, passé ce délai il faut une nouvelle consultation. Les médicaments des enfants sont le plus souvent délivrés en poudre à diluer, dosée au poids, plutôt qu'en sirop. Source
  • Le carnet de médicaments (okusuri techo), remis gratuitement en pharmacie, consigne tous les traitements de chaque membre de la famille : apportez-le à chaque consultation et à chaque pharmacie, il évite les interactions et sert de mémoire quand on ne lit pas les étiquettes. Source
  • Pour les petits maux, les drugstores (Matsumoto Kiyoshi, Welcia, Sundrug) vendent sans ordonnance antipyrétiques, antiseptiques et sérum physiologique, avec un pharmacien à consulter ; les dosages japonais sont souvent plus faibles qu'en France. Équivalents : acétaminophène pour le paracétamol, ibuprofène, « shokuensui » pour le sérum physiologique. Source
  • La nuit, les pharmacies de garde sont rares : les urgences hospitalières délivrent elles-mêmes un à quelques jours de traitement, et le #7119 ou le site Himawari indiquent les pharmacies encore ouvertes. Les drugstores de gare ferment tard mais ne tiennent pas les médicaments sur ordonnance. Source
  • Pour apporter un traitement de France, le ministère japonais de la Santé encadre l'importation de médicaments à usage personnel : au-delà d'une petite quantité, un certificat d'importation (Yunyu Kakunin-sho) est exigé, et certaines molécules courantes en France sont interdites au Japon. Le plus simple est de faire renouveler le traitement par un médecin au Japon. Source

Vaccins : les différences avec la France

Le calendrier japonais est aussi complet que le français, mais découpé autrement : rien n'est obligatoire, tout se fait chez le pédiatre de quartier avec les bons envoyés par la mairie, et quatre vaccins surprennent les parents français : le BCG pour tous, la varicelle, l'encéphalite japonaise, et l'absence des oreillons et du méningocoque dans le programme gratuit.

À savoir

  • Aucun vaccin n'est obligatoire au Japon ; les vaccins dits « de routine » (catégorie A) sont recommandés par la loi et gratuits lorsqu'ils sont faits dans la période prévue, les vaccins « volontaires » sont à la charge des parents, parfois subventionnés par l'arrondissement. En France, onze vaccinations sont obligatoires pour les jeunes enfants. Source
  • Bébé : à 2 mois, hépatite B, rotavirus (oral), pneumocoque et vaccin pentavalent (diphtérie, tétanos, coqueluche, polio, Hib), répétés à 3 et 4 mois ; puis le BCG, en une dose vers 5 mois, systématique au Japon alors qu'il est réservé aux bébés à risque en France. Source
  • À 1 an : rougeole-rubéole (MR) et varicelle, toutes deux de routine, le même jour si vous le souhaitez ; la seconde dose de MR se fait l'année qui précède l'entrée à l'école élémentaire, la seconde de varicelle quelques mois après la première. Les oreillons ne sont pas dans le programme gratuit : le vaccin, volontaire, se fait à 1 an et avant l'école. Source
  • Le vaccin contre l'encéphalite japonaise, inconnu du calendrier français, est de routine : possible dès 6 mois, il se fait en général à 3 ans (deux doses puis un rappel), avec une quatrième dose vers 9-12 ans. Un rappel diphtérie-tétanos (DT) est prévu à 11 ans, et le HPV est proposé gratuitement aux filles à partir de la sixième, aux garçons à titre volontaire. Source
  • Le méningocoque, obligatoire en France, n'est que volontaire au Japon (dès 2 ans, conseillé avant un séjour à l'étranger ou en internat) ; la grippe se fait chaque automne, payante, avec un spray nasal possible dès 2 ans. Si vous arrivez de France, le pédiatre adapte le calendrier à partir de votre carnet. Source
  • Tout se fait chez le pédiatre de quartier, pas à l'école ni au centre de santé : la mairie envoie des avis, un questionnaire et des bons de vaccination gratuits à utiliser dans les cliniques agréées de l'arrondissement, qui notent chaque dose dans le boshi techo. Source

Ces repères ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé. En cas d'urgence, appelez le numéro d'urgence local indiqué plus haut.

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